Après le succès de la votation, demandons un référendum.

Publié le par Un monde d'avance Yvelines

Plus de «2 millions de personnes» ont participé à la votation citoyenne

Le Parti socialiste avait salué dès samedi soir une «mobilisation historique», et annoncé qu'il déposerait une proposition de loi en vue de l'organisation d'un «référendum d'initiative populaire» sur le changement de statut de La Poste.

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(REUTERS)


«Plus de deux millions
» de personnes ont participé à la votation citoyenne sur l'avenir de La Poste achevée ce week-end, a indiqué dimanche le comité organisateur, depuis son QG installé à la mairie du IIe arrondissement de Paris. Il reste encore «4 ou 5 départements» à comptabiliser «dont les Bouches-du-Rhône où il y a eu beaucoup de points de vote».

Le comité national travaillait dimanche à dessiner la carte des zones les plus votantes tout en constatant d'ores et déjà «une forte concentration dans les quartiers populaires et les zones rurales où le problème est le plus cuisant», selon Nicolas Galepides, élu syndical Sud-PTT et membre du conseil d'administration de La Poste depuis 2000.

«Après cet exercice de démocratie participative et cet engouement des gens, on va évidemment demander le gel du projet (de transformation de La Poste en société anonyme, ndlr) et l'ouverture d'un grand débat public sous une forme qui reste à déterminer mais qui devra rassembler toutes les parties prenantes», a-t-il ajouté.

On vote encore dimanche

Le comité organisateur (Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal) regroupe une soixantaine d'organisations, partis, syndicats (pas la CFDT) et associations.

Dimanche, alors qu'en principe la votation était terminée, des scrutins ont encore eu lieu sur des marchés, selon Nicolas Galepides, tandis que le téléphone n'arrêtait pas de sonner à la mairie du IIe arrondissement où le comité a implanté son QG: «les gens appellent pour regretter de ne pas avoir pu voter».

Référendum d'initiative populaire en vue?

Le Parti socialiste avait salué dès samedi soir une «mobilisation historique», et annoncé qu'il déposerait une proposition de loi en vue de l'organisation d'un «référendum d'initiative populaire» sur le changement de statut.

«Le gouvernement n'a plus le choix: ou bien il traite par le mépris la mobilisation des citoyens et des territoires ou bien, comme nous le demandons, il gèle le changement de statut de La Poste et organise un référendum national», avait déclaré le responsable socialiste Razzy Hammadi.

«En tout état de cause, le Parti socialiste déposera une proposition de loi dans le cadre de la niche parlementaire du 15 octobre visant à fixer les modalités d'organisation d'un référendum d'initiative populaire, inscrit dans la Constitution, et que le gouvernement tarde, par calcul, à instaurer», a-t-il ajouté.

Estrosi et l'URSS

Côté gouvernement, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a jugé «rassurant» l'attachement ainsi manifesté à La Poste, mais jugé «discutables» les conditions du scrutin, sans valeur juridique: «il n'y a aucun contrôle sur ces urnes, ça rappellera les grandes heures de l'Union soviétique».

Nicolas Galepides a répondu à ces accusations de «manipulation» venant de l'UMP en déclarant que «son interlocuteur était le président de la République».

Une large majorité de Français (59%) souhaite que le gouvernement organise un référendum sur le changement de statut de La Poste, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans Sud Ouest Dimanche.

(Source Libération 4 octobre 2009)

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Publié dans Mobilisation

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