Combien de temps allons-nous laisser faire Sarkozy ?
Tous les indicateurs économiques sont au rouge, croissance, chômage, balance commerciale, pouvoir d’achat. Les sondages sont en berne, sa majorité doute et tergiverse…mais Sarkozy continue son travail de destruction et rien ne semble devoir l’arrêter :
Toute garantie sociale, tout système de solidarité dont les bénéficiaires ne sont pas uniquement « les accidentés de la vie » est un frein à l’initiative, au développement et doit donc être laminé.
Tout service public qui peut être assuré par des entreprises privées doit être dévalorisé dans l’opinion, son efficacité remise en question et sa privatisation entreprise.
Alors que ces acquis sociaux disparaissent, jamais la mobilisation sociale pour contrer la course vers l’américanisation de notre pays n’aura été aussi faible, car la droite a convaincu une grande partie de la population qu’il n’y a pas d’autre solution.
La bataille idéologique est en train de tourner à l’avantage de la droite.
Et ne nous y trompons pas, l’intervention de l’Etat et la régulation du capitalisme, nouvellement prônés par Sarkozy, ne signifient pas un renversement de doctrine de la Droite : l’Etat y est un instrument de correction des situations extrêmes et n’y devient pas un régulateur de l’activité économique. Le reste n’est qu’un discours opportuniste !A vrai dire, la difficulté de la bataille que nous devons mener provient de la grande confusion idéologique qui règne, y compris au sein de notre parti.
Certaines des idées de droite (valeur travail, trop haut niveau des dépenses de santé, efficacité de la concurrence, privilèges de certains salariés…) ont pénétré la pensée d’une partie de la gauche.
Pour que le PS se mette fermement en travers de la route de Sarkozy, il faut d’abord que notre parti adopte des positions claires, une orientation décomplexée à gauche, reconstruise un front idéologique. C’est ce que vous propose la motion « Un monde d’avance ».
Jacques Chesnais
Membre du Bureau Fédéral